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← articles plus anciens 20 août 2015 , par laurène secondé et maintenant..? ce blog, alimenté dans le cadre de ma participation à la 1ère édition du monde académie (2012-2013) est désormais clos ! vous pouvez continuez à me suivre sur mon compte twitter ou via mon profil linkedin . a bientôt ! natation synchronisée, jean-baptiste courtier publié dans actualité , arts | un commentaire 05 mai 2019 , par laurène secondé c’est l’histoire d’un combat personnel 7 janvier 2015. premier coup de fleuret. 13 novembre 2015. le coup de grâce. c’est ainsi que s’est rythmée mon année, comme celle de beaucoup d’autres. l’incompréhension. le choc. le déni. la colère qui se confond avec les larmes. les enterrements auxquels on échappe miraculeusement. les drapeaux qu’on ne peut plus encadrer. les murmures, les rumeurs, les questions, le deuil. le noir. 1 er janvier 2016. this year : more fun, less fear . cette année, plus de joie, moins de peur. je m’injecte de force ce shot bien rose. une année de marche funèbre, cela fatigue et j’ai besoin d’entendre une autre musique. la convalescence est hésitante mais la foi revient lorsque je me convaincs d’une chose : à chaque époque son cauchemar. a chaque siècle sa bataille. et pourtant nous sommes toujours là. la femme et l’homme résistent et continuent de conter des histoires heureuses à leurs enfants le soir. car le genre humain est pourvu de cette extraordinaire capacité. celle de s’adapter. celle de trouver des solutions. celle de « faire avec ». celle de s’accommoder pour parfois devenir meilleur. c’est simple, c’est naïf, c’est peut-être même très bête mais cela va mieux depuis que je m’y accroche. cela me permet de souffler. il y autre chose qui me fait aller mieux. je parle. j’écris. je braille. j’écoute. je me nourris d’hymnes, de tribunes, de récits d’aventures. j’apprends la poésie, c’est elle qui viendra porter le point final à mon texte. j’aligne les mots et j’échange. j’ingère et retranscris. tout est matière. qu’importe si le haïku ne prend que 3 lignes tant qu’il marque l’esprit. la comptine ne dure que deux couplets mais le petit garçon a retenu le nom d’un roi. j’ai compris qu’en m’exprimant, je pouvais créer du lien et transmettre du savoir. c’est un petit pouvoir, que les autres alimentent chaque jour. monique a 52 ans. c’est la première fois qu’elle prend l’avion. lorsque monique s’arrêtera devant le parthénon, le même qu’elle avait découpé dans son livre d’histoire et géographie en 1977, elle aura les larmes aux yeux. erwann a un prénom breton mais il habite à toulon. il traverse sa crise d’adolescence, en tout cas, c’est ce que raconte sa mère à ses amies. il fixe une photographie de son arrière-grand-père. il la regarde de plus en plus en ce moment, hier soir, il l’a même regardée avant de s’endormir. depuis cette nuit, erwann se questionne. un être peut-il nous manquer alors qu’on ne l’a pas connu ? monique et erwann méritent que l’on écrive un livre sur eux, parce qu’ils ont la sensibilité des plus grands. monique et erwann sont difficiles à saisir, je dresse leur portrait en suivant mes intuitions, mais qui sait si j’ai raison ? tous les héros ne portent pas de cape, la plume est mon épée pour les débusquer. monique, erwann et tous les autres sont ma lumière dans l’obscurité. comme l’écrivait camus, au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été. aujourd’hui j’avance, parce que je sais qui je suis grâce à eux. ils sont mon assurance, ma certitude, mon tuteur. c’est l’histoire d’un combat personnel, celui de la confiance en l’autre. c’est l’histoire d’un drame qui se transforme en victoire générale. laurène secondé remember ? barney tobey (new yorker, april 23rd, 1979) publié dans actualité | laisser un commentaire 05 mai 2019 , par laurène secondé lettre à georgio [ publié initialement sur le blog culturel mother shaker le 19/10/2015 ] le visage de georgio a l’allure juvénile, il a la bouche d’un conquérant en devenir et le regard plein de doutes. georgio si tu as parfois sorti ton majeur devant l’objectif, sache que que c’est avant tout la finesse de tes traits qui appelle la photo. georgio a ce flow si solide qu’on le croit incassable, celui qui t’oblige à repasser son freestyle en boucle dans planète rap comme tu le faisais à 15 ans. il a la voix de l’écorché vif, la colère du résistant. il a la gueule du jeune lion qui rate parfois ses prises mais qui a déjà fait ses preuves dans la famille. georgio n’est pas de ceux qui ont pris 50 balles dans le corps, il fait surtout partie des cœurs carbonisés par les épreuves de la vie. mais dieu sait que la cicatrice du père peut noircir l’âme aussi profondément qu’une plaie au couteau. georgio est une victime de son esprit tourmenté, ce genre de vérole qui ne s’arrête jamais de tourner lorsqu’on essaie de trouver le sommeil. il est en manque d’insouciance et c’est bien cela qui rend son rap crédible. en étudiant tes lyrics, georgio, ton portrait est encore plus intéressant à tirer. il faut que ta famille puisse adhérer à ce que tu dis. tu penses que ta femme prendra soin de toi parce les contraires s’attirent. tu écris ton besoin de solitude, mais tu déclames aussi que tu es vivant et que tu as foi en la morale. georgio, si tu entreprenais une psychanalyse, on t’affirmerait sans doute que tu es un grand frère dans le sang, celui qui a reçu des responsabilités d’adultes dès l’enfance et qui s’est démené avec ce poids. aujourd’hui, tu en tires les conséquences… il n’y a plus que des saisons grises. figure toi que c’est pourtant possible de connaître autre chose, car si ton ombre te grignote trop souvent, elle n’a pas réussi à te manger. haut les cœurs, georgio. bleu noir georgio, je n’ai plus l’âge d’être l’une de tes groupies, je fais plutôt partie de ceux qui parient sur toi comme sur un futur cheval de course. je n’ai pas la carrure de rudy gobert et je suis toujours incapable de former le signe west coast avec mes doigts. malgré cela, quand la lecture de bleu noir a commencé à résonner vendredi soir, je me suis sentie obligée de secouer la tête et j’ai retrouvé mon regard de voyou. c’est bon signe, non ? j’ai attendu des mots durs sur des bouts de papier pour savoir comment tu pouvais parler à une fille. tu t’es mis à nu devant elle, t’as même sorti les violons… j’en ai conclu que salomé avait de la chance. j’ai eu mal pour malik , j’ai eu envie de colorer les heures de ton jeudi gris . j’ai eu ma dose de rap brut avec appel à la révolte et 6 avril 93 ; la celle saint cloud m’a impressionnée. j’ai senti que tu te testais, ce qui me fait parfois sourire, mais tu as raison de le faire. j’accepte tes expérimentations musicales sur dépression , je comprends ton refrain chanté dans rêveur , il m’arrive parfois de le fredonner avec toi. georgio ton rap me donne parfois envie de débarquer en ville avec ma clique et de sortir les gants de boxe avec le menton levé. d’autres fois, il m’apaise en m’apportant des étincelles d’espoir. le trait d’union entre toutes ces émotions georgio, c’est l’intensité : difficile de ne pas vibrer avec tes textes, dur dur de ne pas avoir le cœur qui bat quand le rythme de ton rap cogne comme un hymne guerrier. georgio, bleu noir est la confirmation que ton public attendait. n’aies plus peur de l’atterrissage car celui-ci sera glorieux. georgio, youssoupha, sanka, selas, sopico, vesti & inspire en freestyle dans planète rap après oxmo vient georgio georgio, je m’en tape un peu de ressembler à une adolescente qui parle à son journal intime en t’adressant cette lettre, moi aussi j’ai besoin d’être adoucie. mais tu as l’étoffe du héros et la grandeur d’âme qui mérite des poèmes, ton talent est trop brillant pour être mis de côté. georgio ton rap est intelligent et c’est bien pour cela que tu as été soutenu. on pourra essayer de dénigrer les sentiments de tes rimes, mais quelle importance s’ils sont beaux ? entendre parler d’amour apportera plus au gamin en doute que savoir que tu as un gang dans le 92. georgio, t